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La concurrence sur le marché français


Sur le territoire Français, peu de marque ont tenté de concurrencer directement la Société FEX-INDO.
La Société la plus important et non la moindre est bien évidemment la MIOM avec son célèbre PHOTAX.





Les PHOTAX



La MIOM, contraction de Manufacture d'Isolants et d'Objets Moulés, créé en 1937 un département photo et propose des appareils simples en une matière moulée noire baptisée Cégéite. En 1938 apparaît un nouveau modèle baptisé PHOTAX ayant comme particularité d'utiliser cette matière, y compris le pas de vis de mise en batterie de la platine porte objectif. Voici la recette qui à permis à la société MIOM de produire plus d'un million de Photax : Robustesse du fait de leur construction, livré avec une optique BOYER de qualité, vérification en fin de fabrication et surtout simple et bon marché.

MIOM Photax Blindé

Le PHOTAX " Blindé ". Le boîtier de format 6x9 cm,
est en bakélite et pourvu d'un couvercle protecteur protégeant
l'objectif. Il permet également d'éviter le déclenchement involontaire.
Année de début de production : 1938.


Le PHOTAX série III VA. Année de début de production : 1945. MIOM Photax Série III VA



MIOM Photax Série IV FLe PHOTAX série IV F.Année de début de production : 1945.





Le GEVAPHOT



Il s'agit d'une imitation assez servile du PHOTAX dont il est largement inspiré avec
un boîtier similaire et le même pas de vis en matière moulé pour la mise en batterie. Le
viseur n'est pas au centre mais dans l'angle supérieur de l'appareil qui amène souvent
à un cadrage inexact. L'objectif ménisque BLUE KINN a beau être traité, les résultats
fournis sont de piètre qualité.

GEVAERT, GEVAPHOT, BLUE KINN GEVAERT, GEVAPHOT, BLUE KINN





L'AS PHOT


AS de Trèffle, AS PHOT, BLUE KINN AS de Trèffle, AS PHOT, BLUE KINN

Distribué en 1952 par GEVAERT lors de son association avec KINAX, le GEVAPHOT fut cédé à As de Trèfle, qui le mis à sa marque dès l'année suivante.
Le modèle est baptisé tous simplement AS PHOT. Hormis la sérigraphie, cet appareil, distribué par AS de TRÈFLE, est identique au GEVAPHOT et concerve le nom de l'objectif BLUE KINN.





Le CINAC

Ce boitier, très rare, est difficile à classer. En effet, il n'y a plus de marque au dos du boitier.
Le modèle est baptisé tous simplement CINAC. Hormis la sérigraphie, cet appareil, est identique aux GEVAPHOT de GEVAERT et de l'AS PHOT de AS de TRÈFLE .
Autre point commun, l'objectif garde son nom : BLUE KINN.




Les KAFTAX et BANCO


D'un style semblable au PHOTAX, les KAFTAX et BANCO sont des appareils
simples en bakélite au format 6 X 9, construit par Fritz KAFTANSKI à partir de 1949 et
vendu par TIRANTY jusqu'en 1955. La mise en batterie de la platine porte objectif est
assistée par deux ressorts. La faible distribution de ces boîtiers se justifie par le que
fait ceux-ci étaient un peu plus cher que les FEX et PHOTAX.


Banco Perfect Kafta

Le BANCO Perfect.
Année de début de production : 1953.







GAP Georges PARIS


GAP est une marque française aujourd'hui disparue d'appareils et d'accessoires photographiques créée par Georges PARIS dont les initiales sont probablement à la base du nom. Les premiers appareils ne portent aucune marque et l'apparition de la marque GAP n'est pas datée précisément.

Initialement, Georges PARIS fabrique dans les années 1930 des flashes et des lampes de poche.

Vers 1933 il se lance dans l'importation de box allemands de format 3 x 4 cm sur rouleaux 127. La facilité de fabrication l'incite à démarrer sa propre production d'appareils de même type. La construction très simple à base de métal embouti, de gainages variés et d'accessoires facilement interchangeables donne naissance à une profusion de versions de box de ce format.

Vers 1947 la marque lance des box 6 x 9 sur format 120 toujours aussi simples techniquement.

Vers 1950, face au succès des appareils MIOM et FEX avec leur visée à hauteur d'œil plus moderne, GAP lance le Vog (peinture laquée) et le Supergap (peinture givrée).

Contrairement aux deux grands géants de la photographie qui utilisent la matière moulée, ce boîtier de format 6x9 est fabriqué en métal peint en noir. Leur façade est brut de presse pour l'un et couverte d'une plaque d'aluminium photosensible pour l'autre.


GAP Georges Paris, SUPERGAP 6x9 non synchronisé GAP Georges Paris, SUPERGAP 6x9 Synchronisé
Supergap Non synchronisé et Supergap synchronisé

De toute évidence, cet appareil mis sur le marché vers 1950 est largement inspiré du modèle ULTRA-FEX : tube porte objectif rectangulaire coulissant, une vitesse et instantané, deux diaphragmes. Une subtilité toutefois, sur le côté un ergot bloque le déclenchement tant que le tube rentrant n'a pas été tiré.
Malgré ces fortes similitudes, Georges Paris n'a pas poussé le vice à baptiser son boitier ULTRAGAP, mais SUPERGAP (peut être un clin d'œil au SUPERFEX).
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